Fumeur ou non fumeur ? Telle est la question… Alors que la légalisation du cannabis fait actuellement débat dans l’hexagone, l’anthropologue sud-africain Francis Thackeray s'est mis en tête de prouver l'addiction de William Shakespeare pour la marijuana. Le scientifique vient ainsi d’adresser une requête auprès de l’Eglise d’Angleterre afin d’exhumer le corps du dramaturge britannique, enterré à l’Eglise de la Sainte-Trinité de Stratford-upon-Avon.
Le but? Déterminer, à travers l’examen de la dentition du poète, les causes exactes de sa mort mais aussi et surtout, son goût présumé pour le cannabis, que le scientifique tente de démontrer depuis dix ans.
"Mélanges étranges"
A l’origine de cette obsession, le sonnet 76 dans lequel William Shakespeare évoque des "compounds strange" ("mélanges étranges" en français) et une "notted weed", (littéralement “mauvaise herbe”) rappelant la marijuana, ainsi que le sonnet 27 qui évoque un voyage mental des plus douteux : "Epuisé de fatigue, je me mets vite au lit, reposoir cher à mes membres harassés ; mais alors commence un voyage dans ma tête qui fait travailler mon esprit, quand expire le travail de mon corps". Autant d'éléments qui ont encouragé Francis Thackeray à engager une enquête scientifique sur les sources d'inspirations du poète.
Une mystérieuse découverte
En 2001, l’anthropologue met la main sur des pipes en argiles contenant des traces de cannabis et de marijuana dans le jardin de la propriété de Shakespeare, à Stratford-Upon-Avon. L’auteur de Roméo et Juliette et Hamlet faisait-il un usage thérapeutique de l’herbe, recommandé à l’époque pour soigner les migraines ? Nul ne saurait dire...
Officiellement, l’Eglise d’Angleterre a pour l'instant déclaré ne pas avoir été avertie de la demande de Francis Thackeray. Par ailleurs, face à l’hostilité de certains chercheurs concernant cette thèse, William Shakespeare devrait disposer de quelques années supplémentaires pour se reposer en paix.
O.S
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