Comme on l’espérait depuis l’arrivée de
George Papandréou à la tête du gouvernement grec, on redoublait d’impatience de le voir prendre ce virage depuis le rapport de la Commission Mondiale sur la Politique des Drogues, remis le 2 juin, au secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon, aux chefs d’états membres des Nations Unies et les médias internationaux... Parce qu’il en est signataire.
Le mouvement antiprohibitionniste européen, auquel le collectif Cannabis Sans Frontières participe activement, salue cette sage décision, en espérant qu’elle contribue à jeter les bases d’une politique de régulation pragmatique et tolérante à l’échelle de l’Europe.
L’union européenne doit prochainement adoptée sa nouvelle stratégie anti-drogues et son plan d’actions pour la période 2011-2014, voire 2019 : en prenant cette fois-ci en compte les évolutions acquises en République Tchèque, en Pologne et en Grèce, ainsi que le rapport Reuter-Trautman volontairement ignoré par la Présidence française en 2008, il y a des chances d’espérer... la décriminalisation ou une forme de dépénalisation.
Cependant, si c’est une bonne nouvelle pour la population, gageons que cette prise de conscience du gouvernement grec s’accompagne aussi d’une mesure importante pour sortir de la crise : la suppression drastique des dépenses militaires dont le niveau constitue un record mondial.
FARId / CSF
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