Des recherches calédoniennes poussées sont menées sur le kava. La plante pourrait se révéler un atout dans le traitement de la douleur ainsi que dans la prévention de certains cancers.
Le kava est largement consommé dans le Pacifique, souvent recherché pour ses effets apaisants. C’est même une des seules plantes psychotropes qui ne soit pas réglementée, observait dans sa thèse (*) le Dr Yann Barguil, pharmacien biologiste au CHT Gaston-Bourret. La France en a interdit l’usage en 2002 après des cas d’hépatites en Europe. Ici, on pense que ce risque a été mal évalué et que la plante a des propriétés médicales non négligeables. Des recherches associant quatre partenaires sont lancées depuis deux ans.
Le Dr Yann Barguil examine des cas de consommateurs de kava. L’Université de la Nouvelle-Calédonie, où le projet est notamment suivi par le professeur Mohamed Nour, est chargée de synthétiser la molécule naturelle de la plante. Le laboratoire calédonien Cosmecal s’occupe, lui, d’extraire et de purifier les molécules de kava, avant de les envoyer à l’université de Rennes pour des essais cliniques. Si ces recherches aboutissent, le kava pourrait avoir un destin médicamenteux.
Molécules. « C’est au moins six à sept ans de travail. Tout ce qui est recherche pharmaceutique est aléatoire et très cher », prévient Camille Isnard, créateur de la société Cosmecal, qui s’occupe, comme son nom l’indique, de cosmétologie, mais accueille un beau volet recherche qui doit tout à la passion de Monsieur. Ce travail sur les molécules de la plante n’a jamais été fait, selon lui, même si de nombreuses publications sur le kava ont été réalisées. Or les hypothèses de soin sont intéressantes.
suite site source:http://www.lnc.nc/pays/sante/232103-un-shell-de-kava-contre-le-cancer-.html