LA CONFÉRENCE DU DÉSARMEMENT, DES DÉLÉGATIONS DEMANDENT À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE UNE SESSION EXTRAORDINAIRE SUR LE NUCLÉAIRE
Les délégations ont continué, cet après-midi, à confronter leurs points de vue sur les moyens de surmonter l’impasse qui caractérise depuis plus de 10 ans la Conférence du désarmement, au cours du débat que l’Assemblée générale tient depuis hier sur le suivi de la Réunion de haut niveau du 24 septembre 2010. Certains ont demandé à l’Assemblée d’assumer ses responsabilités et de convoquer une quatrième session extraordinaire sur le désarmement nucléaire.
L’Assemblée générale a par ailleurs achevé, ce matin, sa Réunion de haut niveau sur la jeunesse qu’elle avait entamée le 25 juillet dernier pour marquer la fin de l’Année internationale de la jeunesse, proclamée le 12 août 2010. Dès le lendemain, l’Assemblée adoptait le Document final de la Réunion* dans lequel les États Membres s’engagent à envisager la mise au point d’une stratégie mondiale pour l’emploi des jeunes.
Les règles de procédure de la Conférence du désarmement, le refus d’un État de négocier un traité sur l’interdiction des matières fissiles ou la réticence des puissances nucléaires à s’acheminer vers un désarmement total, ont été cités tour à tour comme la cause principale de l’impasse.
L’Irlande comme d’autres délégations ont fustigé une tendance à utiliser la règle du consensus pour tenir en otage la Conférence et contrer la volonté de la majorité d’aller vers des négociations. Pourquoi, s’est interrogée la représentante de la Slovénie, rechercher un consensus sur les questions à inscrire à l’ordre du jour avant toute négociation alors que d’autres organes multilatérales se contentent d’un simple calendrier. D’autres intervenants, comme Israël, se sont opposés à cet avis, arguant que la règle du consensus reflète la nécessité de protéger les intérêts de sécurité vitaux et fournit aux États le niveau de confort nécessaire à la négociation de questions plus vitales.
On ne peut pas, a renchéri le représentant du Pakistan, imputer l’insuffisance de progrès à la règle du consensus car la Conférence a réussi à adopter, avec la même règle, les Conventions sur les armes chimique et les armes biologiques sans parler du Traité sur l’interdiction complète des essais nucléaires. Mais, a-t-il cru comprendre, ces Conventions et ces traités n’étaient alors pas contraires aux intérêts particuliers des grandes puissances.
À ceux qui ont estimé que le blocage tient au refus d’un seul État d’inscrire à l’ordre du jour la question liée à la négociation d’un traité sur l’interdiction des matières fissiles, des délégations, dont l’Algérie aujourd’hui et le Brésil, hier, ont estimé que ce n’était pas la priorité. La priorité, a-t-il dit, appuyé par le Pakistan, c’est le désarmement nucléaire total. À cela, plusieurs intervenants ont ajouté un accord sur les garanties de sécurité négatives et un autre sur l’interdiction de la course aux armements dans l’espace extra-atmosphérique.
suite site source:http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/AG11125.doc.htm
DÉVELOPPEMENT SOCIAL, Y COMPRIS LES QUESTIONS RELATIVES À LA SITUATION SOCIALE DANS LE MONDE ET AUX JEUNES, AUX PERSONNES ÂGÉES, AUX PERSONNES HANDICAPÉES ET À LA FAMILLE: RÉUNION DE HAUT NIVEAU SUR LA JEUNESSE
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