Le 1er mai 2011, quatre-vingt commandos des forces spéciales US exécutaient Oussama ben Laden dans sa tanière au Pakistan. Manifestations de joie à New-York lorsque Barack Obama a annoncé la mort du terroriste. « Justice a été faite » déclarait le président sur les antennes. Pourtant, certains responsables de la tragédie du 11 septembre courent toujours.
Des cadres dynamiques virevoltent gaiement sur le chemin du travail. Carpette sous le bras, une famille épanouie emménage dans une banlieue paisible et verdoyante alors qu’un gamin à bicyclette distribue les journaux avec entrain. Ailleurs, un jeune couple se jure fidélité sous le regard myope mais attendri de mère-grand. Et sous un soleil resplendissant, des citoyens de tous horizons, exaltés par l’ivresse patriotique, hissent la bannière étoilée, l’étendard de cette nation où tout peut réussir. « Le Jour se lève à nouveau sur l’Amérique. »
Après la tourmente des années 70, son choc pétrolier, sa crise économique, sa révolution iranienne et son invasion soviétique de l’Afghanistan, il fallait bien un slogan mielleux et un spot de campagne tout aussi sirupeux pour que le candidat Reagan rassure les citoyens des Etats-Unis.
Pourtant, avec l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden, il semble que le jour se lève à nouveau sur l’Amérique. La foule amassée autour de Ground Zero parait empreinte de cette même euphorie béate qui animait les clichés sur pattes du clip reaganien. L’Axe du Bien a triomphé du mal incarné, l’ennemi public numéro un est mort et immergé.
Mais au risque de jouer les trouble-happy-end, il serait peut-être bon de souligner que la saga de la guerre contre le terrorisme ne peut se conclure avec la mort du méchant à la fin. En effet, pour certains responsables de cette tragédie moderne, justice n’a pas encore été faite. Pire, ils poursuivent tranquillement leur folie meurtrière du côté de la Maison Blanche et du Pentagone.
Les différentes vies de ben Laden
Il ne sera pas ici question de savoir si les attentats du 11 septembre sont une opération montée de toute pièce par la CIA. Certes, la version officielle comporte de nombreuses zones d’ombre qui alimentent le soupçon. Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.
Difficile donc de faire la lumière sur les mystères du 11 septembre tout comme sur ceux qui planent autour de la mort de ben Laden. Selon un journal pakistanais, le célèbre terroriste aurait succombé à des complications pulmonaires en décembre 2001. Six ans plus tard, Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan, indiquait dans une interview que le célèbre terroriste était mort. Et aujourd’hui, Barack Obama nous annonce son exécution mais pas de cadavre donc pas de crime. Il faudrait simplement croire le président des Etats-Unis sur parole, ce qui demande un certain effort.