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une petite ballade écléctique ....

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L’autogestion : un mort bien vivant !

 

Le mot autogestion a disparu du langage politique. Pourtant les débats qui ont eu lieu à son sujet gardent une considérable importance et une réelle actualité dans une période où beaucoup se demandent comment, face à la crise de la démocratie représentative, faire progresser la démocratie participative.

2 Une anecdote résume le paradoxe que nous vivons quant à l’autogestion,( Nous sommes condamnés, c’est bien connu, à nous répéter...)

Lors d’un débat récent à la fête de l’Humanité consacré à la démocratie participative, une personne présente s’est écriée : « tout ce que l’on entend aujourd’hui semble confirmer ce que le PSU et le courant autogestionnaire affirmaient dans les années soixante-dix ! ». Et personne, y compris parmi les responsables communistes présents, ne vint contester ce propos. La situation était d’autant plus savoureuse que le débat avait été ouvert par la projection d’un film sur le budget participatif de Porto Alegre, ville dirigée par le PT (Parti des travailleurs) dont on sait la sensibilité trotskiste de nombre de responsables. Ceux qui se souviennent des relations pour le moins houleuses qu’entretenait le Parti communiste, d’un côté avec le PSU, de l’autre avec les trotskistes, en rient encore !

3 Mais au-delà du caractère amusant de l’anecdote il existe effectivement un paradoxe sur lequel nous devons réfléchir. D’un côté le débat et le combat pour l’autogestion ont disparu de la scène publique et le mot n’est pratiquement plus utilisé. D’un autre côté le débat civique s’ordonne depuis plusieurs années autour des thèmes de la crise de la démocratie représentative et de la nécessité, pour y faire face, de développer une citoyenneté active ou une démocratie participative. En outre l’importance de la « société civile », dont on sait qu’elle fut au cœur des approches du courant autogestionnaire dans les années soixante-dix, n’a jamais été aussi importante et le rôle des associations ( Ou de leurs équivalents, les désormais fameuses ONG (organisations...), aussi reconnu, y compris au niveau mondial depuis les rassemblements de Seattle. Comment rendre compte du paradoxe de cette disparition apparente du thème autogestionnaire, mais d’une vitalité souterraine qui continuerait de structurer notre débat contemporain ?

suite site source:

http://www.cairn.info/revue-mouvements-2001-5-page-38.htm

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