Cannabis-toi, cannabis-toi pas ?… Rien à secouer ! J'aime bien fumer un pétard de temps à l'autre, et alors ! En quoi cela dérange les marchands de pinard et les Etats qui font recette du pinard et autres ricard, et d'ailleurs, si mon foie ne supporte pas le pernod, j'aime bien le bon vin aussi, mais c'est plus cher que de la bonne ganja. Et aux fabricants et profiteurs de la clope, que doit-on leur dire ? Bon, je ne parlerai pas des fabricants de Serviator.
Les fabricants de pinard-pernod-ricard-serviator-et-clopes sont taxés et tarifés, ils rapportent donc des profits et des taxes, et tout le monde se fiche qu'un corniaud (ou deux ou trois) aille faire la bise, avec sa bagnole, ses copines et ses copains, à un platane ou à une autre bagnole, parce qu'il a quelque peu abusé de bibine. Cela fait aussi vivre les assurances, les croques morts et autres croques mitaines, et je ne sais qui encore.
Qu'un flic sortant de son commissariat bourré explose un môme en mobilette, et…
Ah non ! Tu vas encore faire mauvais genre gauchiste, si tu le dis !
Ouais, tu as raison. Qu'un flic non bourré alors… Et puis je digresse, ce n'est pas le sujet.
Bref, en notre époque de sinistre morosité crisière où l'on passe le temps à nous bourrer (pas le flic) le mou et à nous seriner que la croissance est en berne, que les entreprises et autres pigeons sont dans le cake, que le chômage ne cesse d'augmenter, qu'il faut faire rentrer du pognon dans les poches de l'Etat (et des banques), et que… je ne sais quoi encore…
Bref et re, en cette époque merdique, la légalisation de la production et de la vente du cannabis permettrait de créer des entreprises et des emplois, et de générer du fric qui, plutôt que d'aller dans les poches de malfrats, irait en partie dans celles de l'Etat (et des banques, mais sans blanchiment).
Qui plus est, cela mettrait dans le caca (je suis poli aujourd'hui) les malfras et autres mafiosos qui profitent de ce trafic. Il faudrait qu'ils aillent pomper leur pognon ailleurs. Tiens, pourquoi pas dans la vente de canons, si tant est qu'ils ne l'aient pas déjà fait.
Evidemment, il ne faudrait pas confier la production et la vente de ganja aux industries pharmaceutiques, ce serait remplacer une mafia par une autre. Non, on pourrait créer un label cannabis bio.
Ouais, mais qu'est-ce qu'on fait avec la coke, l'héroïne, et toutes les autres drogues dures. Paraît que si tu fumes un joint, cela t'ouvre le robinet vers elles.
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