• Météo des drogues : grand retour de l'ecstasy et...

    C’est l’été, le temps des « teufs », des « free parties » et des « festoches » : autant d’occasions d’être confronté à des drogues. Dans sa désormais traditionnelle « Météos des prods », l’association Techno+ fournit les infos essentielles pour limiter les risques.

    A noter cet été : le grand retour du « taz » (ecstasy, comprimé contenant du MDMA) version très costaude, et la diffusion toujours plus massive des RC (« research chemicals ») aussi nommés NPS (nouveaux produits psychoactifs de synthèse).

    1

    Le retour du taz


    Capture d’écran de la « Météo des prods » de Techno+, le bulletin taz (TechnoPlus.org)

    Le bon vieux taz pourrait redevenir la dope de l’été. Oui, vous lisez bien : le taz. Ce cacheton ringardisé, celui qui avait accompagné l’émergence des raves puis inondé les clubs pour finir dans les soirées de monsieur-tout-le-monde et lentement disparaître.

    Il a été remplacé par la poudre de cristaux de MDMA – le principe actif recherché par les « teufers » –, diluée dans une boisson, gobée en parachute (une dose enveloppée dans du papier à rouler), sniffée et parfois même injectée. Elle peut aussi se fumer en chassant le dragon.

    Le sous-dosage et les coupes avec des produits indéterminés ont fait reculer la diffusion du taz. D’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), « depuis 2005, l’expérimentation de ce produit est en nette baisse ». Et selon l’Observatoire européen des drogues (EMCCDA), le comprimé d’ecstasy des années 2000 contient entre 60 et 70 mg de MDMA quand celui des années 90 contenait entre 100 et 150 mg de MDMA.

    « Même les vétérans doivent faire gaffe »

    Aujourd’hui, on signale des comprimés dosés entre 127 et 366 mg (avec de fortes variations dans les lots de cachets) dans des pays voisins de la France abritant des scènes festives très dynamiques, principalement la Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne. Ces produits vont certainement profiter du grand mélange estival pour circuler dans toute l’Europe. Comme l’écrit Techno+ :

    « La teneur est parfois supérieure à ce que l’on pouvait trouver entre 1995 et 2000, époque où les taz étaient déjà jugés très forts. Même les vétérans doivent faire gaffe. »

    En effet, dans la liste illustrée par Techno+, le Like rose, le AIX orange, le Tortue ninja jaune 3D, le Party Flock rose et surtout le Crâne blanc 3D sont beaucoup plus dosés que le gros beige, le EVA, le Snowball, ou le PT des années 90, encore plus que les taz plus récents.

    Quelques précautions

    Si vous songez à user de ces substances malgré l’interdit et les risques, vous seriez avisé de consulter cette liste. Ces produits obligent à prendre le maximum de précautions comme :

    • fractionner la première prise pour évaluer le dosage,
    • boire régulièrement pour contrer les attaques sur le foie et les reins en cas de surdose,
    • ne pas consommer seul ou dans un environnement stressant,
    • prévoir un espace tranquille pour gérer un éventuel « bad trip ».
    2

    Les RC

    Vendus pour des dopes « classiques »

    Une quarantaine de substances synthétiques sont en circulation. Certains RC ne sont pas encore classés comme stupéfiants, d’autres le sont déjà. Vous pouvez lire le flyer spécial RC de Techno+ pour en savoir davantage.

    « Les RC les plus fréquemment identifiés sont : Méthoxétamine, 2C-B (stupéfiant), 25i nBoMe, 4-MEC (stupéfiant), Méphédrone ou 3-MMC (stupéfiant), 2C-E (stupéfiant), MDPV ou sel de bain (stupéfiant). »

    En résumé, les dealers vendent sous des noms connus d’autres substances moins populaires, cela évite la méfiance envers les nouveautés et simplifie le deal. On trouve beaucoup de méthoxétamine pour de la kétamine, du 25i-nBOMe ou un autre 2Cx pour de la mescaline liquide, parfois à sniffer alors que ce n’est pas la forme usuelle de la mescaline.

    Enfin, on note la persistance de nombreux cannabis de synthèse (AKB-48F, AM-2201, STS-135, UR-144, JWH-018, etc.) vendu parfois pour de l’herbe ou en poudre. Le dosage est délicat, il est préférable d’en mettre bien moins que du shit et les effets ne sont pas similaires.

    De l’information, pas de l’incitation

    La diffusion de ces informations peut choquer des personnes mal informées. Le but n’est pas d’inciter à un concours de gobage des produits les plus forts mais plutôt d’éviter les surdosages accidentels.

    Nous ne faisons pas l’apologie des drogues (le décret n° 2005-347 du 14 avril 2005 protège les intervenants en réduction des risques du délit d’incitation à la consommation), nous constatons qu’elles sont largement répandues et que nous pouvons aider à en réduire les risques et les dommages.

    site source :http://blogs.rue89.com/drogues-et-addictions/2013/07/17/meteo-des-drogues-grand-retour-de-lecstasy-et-230803


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :