• L’OFDT vient d’éditer les chiffres clés sur la consommation de drogues de cette année. On peut noter quelques chiffres importants :
    --  31,5% des jeunes de 17 ans sont des fumeurs quotidiens ainsi que 30% des adultes (plus de 18 ans). Cette consommation chez les jeunes est en augmentation depuis 2008 (28,9%).
    --  10,5% des jeunes de 17ans boivent régulièrement contre 19,9% de la population adulte. Ces chiffres sont en hausse chez les jeunes depuis 2008 (8,9%).
    --  41,5% des jeunes de 17 ans ont expérimentés le cannabis et 6,5% sont des consommateurs réguliers, ces chiffres sont en recul par rapport à 2008. Les adultes sont 2,1% a avoir expérimenté et 2,1 % a consommé régulièrement.
    --  3% des jeunes de 17 ans ont expérimenté la cocaïne et 0,9% l’héroïne. Concernant les adultes, ils sont 3,8% pour la cocaïne et 1,2% pour l’héroïne.
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    site source :http://lecrips-idf.net/article3663.html


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  • Entre prohibition et enfumage, l’herbe est, comme toujours, plus verte ailleurs...

    Les vacances estivales pointant le bout de leurs tongs – encore que des Français de plus en plus nombreux s’en voient privés –, occupons-nous d’un sujet que l’on pourra taxer de secondaire, de léger, de fumeux. Il n’en cache pas moins un réel enjeu, économique, sanitaire et sociétal, qui ne mérite pas les vaines discussions menées en France.

    Pays-Bas : entre pressions européennes et internes

    « Drogue douce » : telle est la définition pleinement assumée aux Pays-Bas, quand en France le cannabis se trouve rangé, dans les manuels de prévention, aux côtés de l’héroïne et de la cocaïne, et que sur les chaînes de télévision fleurissent les idées reçues associant fumette et piquouze, consommation de cannabis et délinquance. Il est vrai que les Pays-Bas ont d’une certaine manière poussé la tolérance à l’extrême, légalisant la vente de champignons hallucinogènes et mettant – stade suprême du libéralisme – les prostituées en vitrine. Cependant, il faut avoir goûté aux terrasses des coffee-shops amstellodamois – les plus intimistes, pas les gros établissements touristiques –, avoir arpenté une heure durant les rues de Rotterdam en riant, s’être promené sans soucis le long des boulevards joint en main (alors même que la consommation en extérieur est supposément interdite) pour comprendre combien la France, en matière cannabique, fait figure de contrée arriérée.

    Pour autant, nombreuses sont les belles personnes bien pensantes désireuses de rétro-pédaler. Ainsi les Pays-Bas ont-ils subi les foudres des nations voisines, jalouses probablement de cet argument touristique de taille. La Cour européenne a accueilli très favorablement l’idée d’un « Pass Cannabis », véritable carte discriminatoire fermant la porte des coffee-shops aux étrangers. Le Guide du Routard édition 2013, peu au fait de l’actualité, n’hésite pas à mettre les visiteurs français en garde : « Attention, vous n’avez plus le droit de fumer ! » Je vous invite à aller vérifier sur place…

    Au sein même du gouvernement hollandais, il semble qu’on ne sait plus trop sur quel pied danser : la faute en incombe premièrement aux Chrétiens-démocrates et, évidemment, à l’extrême droite locale, qui réclame la fermeture de tous les coffee-shops ; ensuite, au Parti du travail (équivalent du PS) et à son système de licences controversé. En France, les pourfendeurs du cannabis sont les mêmes : M. Le Pen dénonçait en 2012 la légalisation du cannabis comme une « solution de facilité profondément dangereuse » et souhaitait une accentuation de la répression des trafiquants comme des consommateurs. On se souviendra également du tollé qui a accueilli les propos, pourtant guère audacieux, de Cécile Duflot au printemps dernier.

    France : pourquoi tant de haine ?

    Le modèle des Pays-Bas n’étant pas parfait (limites assez floues entre dépénalisation et permissivité, odeur très prégnante dans certains quartiers, possibles troubles à l’ordre public de la part d’une minorité de touristes, environ 10%, ne faisant le voyage que pour s’en mettre plein les bronches…), il conviendrait de sortir de notre propre hypocrisie pour réfléchir à un modèle spécifiquement français. Mais pour l’heure, comme c’est le cas pour nombre d’autres sujets dits sociétaux (mariage homosexuel, droit de vote des étrangers aux élections locales, droit à une fin de vie digne…), la peur et les mensonges ont la dent dure.

    Je ne ferai pas ici l’inventaire des bêtises les plus grotesques et tristement répandues, telles que « La-fumette-conduit-inexorablement-à-la-seringue » ou « Si-tu-fumes-tu-risques-de-vouloir-t’envoler-en-sautant-par-la-fenêtre ». On touche là aux légendes urbaines. Je pense d’ailleurs en lancer une sur le thème : « Si tu te branles trop, tu risques la surdité » – ah, mince… déjà fait.

    Il existe certes des problématiques physiologiques et psychologiques liées à l’abus de cannabis – c’est le lot de la majorité des produits de consommation courante. Les exagérations mentionnées ci-dessus font long feu face à l’expertise scientifique. Bien plus pertinents sont les arguments sanitaires mettant en avant la qualité du produit, la concentration de THC (substance psycho-active cannabique), les dangers du cannabis sur l’attention des jeunes élèves, etc. Or, remédie-t-on à des problèmes sanitaires en interdisant et en réprimant purement et simplement la consommation d’un produit ? Pour prendre un exemple radical, l’ouverture prochaine d’une « salle de shoot » à Paris tend à montrer que non. La bête prohibition entraînant souvent tous les méfaits de la clandestinité (achat de produits non contrôlés, dont la vente à la sauvette peut être liée au grand banditisme, économie parallèle, sans compter la culpabilisation permanente du consommateur), ces arguments peuvent facilement être retournés contre leurs auteurs.

    Une dépénalisation absolue ne saurait être envisagée actuellement ; il s’agit apparemment d’un bien trop grand pas à franchir. Néanmoins, entériner une fois pour toutes la distinction drogues dures / drogues douces, autoriser la culture à domicile et dans le cadre d’une consommation personnelle, voire ouvrir une poignée de coffee-shops-tests encadrés, permettrait d’avancer sur la voie d’un modèle progressiste français. Sur ce dernier point (les coffee-shops), on a assez répété combien l’Etat gagnerait, en cette période de prétendue crise, à l’encadrement de la vente d’un produit qui, très franchement, revient moins cher à la Secu que l’alcool ou la cigarette… Il y a là une manne financière tout de même moins risquée, à terme, que l’exploitation des gaz de schiste… Et qu’on ne m’accuse pas de bolchevisme cannabique ! N’oublions pas que les révolutions sociétales marchent main dans la main avec les révolutions sociales.

    C’est quand qu’on change ?

    Parce que ce sujet a été cent fois rebattu sans qu’aucune issue valable ne se dessine, il convient d’en parler encore et encore. Nous vivons une époque hygiéniste et dangereusement sécuritaire qui ajoute au carcan de l’austérité concrète une chape de plomb moralisatrice. Fumer avec ses potes en écoutant un vinyle indépendant ? mais c’est la porte ouverte au grand banditisme, mon vieux ! Vous seriez bien mieux devant la téloche avec une binouze bon marché. L’idée d’une « drogue récréative » douce , qui ne cause pas grande addiction physique, suffit à faire bondir les adeptes d’autres formes de dépendance beaucoup plus dangereuses. Même Jospin, pourtant peu suspect de promouvoir l’ivresse et la dépravation à outrance, avait provoqué un scandale médiatique avec cette banalité : « Fumer un joint chez soi est certainement moins dangereux que boire de l'alcool avant de conduire. » Ce à quoi l’inénarrable Christine Boutin rétorquait : « Cette mode qui est de banaliser la consommation de drogue est une irresponsabilité absolue ». Mme Boutin est très branchée, elle voit des « modes » partout…

    En France, le débat sur le cannabis, qui dure depuis au moins aussi longtemps que celui sur l’euthanasie ou le droit de vote des étrangers, apparaît désespérément figé, entravé par les idées reçues et les discours arbitraires.

    Pendant ce temps, nous sommes la première nation mondiale consommatrice de psychotropes : 1 citoyen sur 4 ! Somnifères et antidépresseurs s’arrachent tandis que le moral des Français est en berne. Dans notre sympathique hexagone, près de 11000 personnes se suicident par an. Les partis politiques traditionnels regardent ailleurs.

    L’objet de mes modestes réflexions, partagées par énormément de monde, n’est évidemment pas de booster le moral des Français avec un artifice exclusif ; je ne résiste néanmoins pas au plaisir un peu masochiste de citer cette petite provocation, émise non par une racaille hippie vautrée dans la luxure mais par le flic du coin, il y a plus de 40 ans, à Woodstock : « Si l’herbe rend les gens heureux, alors, nous devrions tous en prendre. »

    site source :http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/meditations-cannabiques-138087


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    Photo: ONUDC

    26 juin 2013 – À l'occasion de la Journée internationale de la lutte contre l'abus et le trafic de drogues, l'Office des Nations Unies pour la drogue et le crime (ONUDC) a prévenu, mercredi, que les abus de médicaments délivrés sur ordonnance, ainsi que la consommation de nouvelles substances psychoactives (NSP), étaient en augmentation. La consommation de drogues traditionnelles telles que l'héroïne et la cocaïne semble, elle, marquer un recul dans certaines régions du monde.

    Lors de la présentation à Vienne du Rapport mondial sur les drogues 2013, le Directeur exécutif de l'ONUDC, Yury Fedotov, a demandé une action concertée en vue de prévenir la production, le trafic et l'abus de ces substances psychoactives.

    Vendues comme « euphorisants légaux » ou « drogues de synthèse », les NSP prolifèrent à un rythme sans précédent, posant des défis de santé publique inédits. Selon le rapport de l'ONUDC qui se base sur les informations des États membres, le nombre de ces substances psychoactives est passé de 166 à la fin de l'année 2009 à 251 à la mi-2012, soit une augmentation de plus de 50 %.

    « De telles drogues sont pourtant légales », a affirmé M. Fedotov. Vendues librement, y compris sur internet, les NSP ne font l'objet d'aucun test quant à leur dangerosité, qui peut s'avérer supérieure à celle des drogues traditionnelles. Les noms « épice », « miaou miaou », ou encore « sels de bain », induisent en outre les jeunes en erreur, leur faisant accroire qu'ils s'adonnent à un plaisir quasiment dépourvu risques.

    Le nombre de NSP a aussi, pour la première fois, dépassé le nombre total de substances placées sous contrôle international, soit 234. Le système de contrôle international des drogues doit désormais faire face à la rapidité et la créativité avec lesquelles se répandent les NSP.

    « Étant donné l'infinie possibilité d'altération de la structure chimique des NSP, les nouvelles formules apparaissent à un rythme plus vite que les efforts visant à imposer un contrôle international », a précisé M. Fedotov.

    En revanche, la consommation de drogues traditionnelles dans le monde, telles que l'héroïne et la cocaïne, semble être stable, même si l'usage de stimulants de type amphétamine (STA), à l'exclusion de l'ecstasy, reste globalement répandu et connaît une augmentation dans la plupart des régions. En 2011, on estimait ainsi à 33,8 millions de personnes, soit 0,7 % de la population âgée de 15 à 64 ans, les consommateurs de STA.

    La méthamphétamine, qui représente 71 % des saisies de STA dans le monde en 2011, continue de dominer le marché de ces substances et pose une menace constante. Les saisies de cristaux de méthamphétamine ont ainsi atteint 8,8 tonnes, soit le plus haut niveau de ces cinq dernières années.

    L'usage d'opiacés, dont l'héroïne et l'opium, reste en revanche stable au niveau mondial, une forte prévalence de consommation d'opiacés étant observée en Asie du Sud-est et en Asie centrale, en Amérique du Nord, ainsi qu'en Europe orientale

    suite site source :http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=30610&Cr=&Cr1=#.UdLXmsROLIU


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  • posted by on June 27th 2013
    Thai Stick

    Stick thaï, et sa cordelette rouge caractéristique (© toostonedtoplay.com)

    Le cannabis thaï est connu dans le monde entier – les « sticks » thaïs étant sans doute les plus connus de tous les produits d’export, ainsi nommés pour leur cordelette rouge caractéristique qui relie les têtes ensemble et a inspiré tant d’imitations. Dans les années 1970 et 1980, le cannabis thaï était un signe caractéristique commun pour tous les camés du monde, bien que les exportations aient décliné depuis.

    Droit et politique internationale

    En Thaïlande, le cannabis est interdit en vertu de la loi sur les stupéfiants de 1979, qui le classe comme un produit stupéfiant de catégorie 5. Les producteurs, exportateurs et importateurs sont passibles d’une peine d’emprisonnement allant de deux à quinze ans et/ou d’une amende de 200 000 à 1,5 million de bahts thaïlandais, tout comme les personnes qui sont en possession de plus de 10 kg avec l’intention d’en faire le commerce. Les personnes en possession et avec intention de vente de 10 kg ou moins sont passibles de peines de prison de deux à dix ans et/ou d’une amende de 40 000 à 200 000 bahts. La simple possession est passible d’une peine maximale de cinq années d’emprisonnement et/ou d’une amende allant jusqu’à 100 000 bahts.

    Police, prisons et pots-de-vin

    Les étrangers voyageant en Thaïlande sont invités à la plus grande prudence s’ils tentent de se procurer ou de consommer du cannabis, appelé localement « ganja ». Les forces de police sont notoirement corrompues, et les témoignages horribles de dissimulation de drogue, de pots-de-vin exorbitants et de peines de prison sévères abondent. La peine de mort est également relativement courante pour les délits graves en matière de drogues en Thaïlande, et de nombreux citoyens étrangers se sont vus condamnés à de telles peines, bien que bon nombre de ces sentences soient commuées en réclusion à perpétuité, voire même en extradition (habituellement après intervention des représentants légaux et diplomatiques de la personne condamnée).

    Toutefois, la peine de mort est réservée pour les produits stupéfiants de catégorie 1 comme l’héroïne, l’ecstasy, le Ya Ba et l’Ice (ces dernières étant deux formes de méthamphétamine extrêmement populaires localement). Par ailleurs, la culture du pot-de-vin qui prévaut en Thaïlande peut occasionnellement jouer en faveur des touristes qui sont interpellés en possession de cannabis ou de toute autre drogue illégale car, malgré l’injustice inhérente, un pot-de-vin peut représenter très peu dans la plupart des monnaies occidentales et est habituellement préférable, de loin, à toute négociation avec l’inflexible système judiciaire thaï.

    En cas d’arrestation pour possession de drogue, une amende de 5 000 bahts (environ 130 €) est perçue par un juge à l’issue d’une comparution, qui interviendra habituellement après plusieurs jours d’emprisonnement. Toutefois, à la discrétion du juge, une peine de prison peut être prononcée. Une caution (pouvant atteindre plus de 15 000 €) peut être déposée si les ressources de l’accusé le permettent. Pour les charges de possession, il n’est pas nécessaire d’être en possession physique de stupéfiants illégaux : si la police soupçonne une consommation de drogue, elle peut soumettre les personnes interpellées à un test de dépistage de drogue ; en cas de test positif, une charge de possession est prononcée.

    suite site source :http://sensiseeds.com/fr/blog/le-cannabis-en-thailande/


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